Une heure et demie de fous rires, de rebondissements, dans un « scénario-labyrinthe » diaboliquement imaginé par Ged Marlon
Logiquement, au théâtre, le comédien exécute sans sourciller les consignes du metteur en scène, qui, lui-même, respecte à la lettre le texte de l’auteur. J’ai bien dit logiquement car le problème est que le premier s’invente parfois un autre personnage tandis que le second voudrait négocier le projet du troisième, lequel aurait aussi son mot à dire sur le jeu du premier. Ça va, vous suivez ?
Imbroglio du trio fondateur du théâtre sur fond de spectateurs riant à gorges déployées et ça s’étire jusqu’au délire, au-delà des théories sur l’absurde.
Dubillard et Ionesco en attraperaient des crampes !…
Le public est invité à pénétrer l’intimité des répétitions d’un spectacle qui en est encore aux stades du balbutiement… Entre le comédien principal qui doit interpréter pour la première fois le rôle d’un Claude, (et croyez bien que les Claude, c’est pas facile à interpréter) ; René qui doit dire les didascalies alors même qu’il est masqué par une colonne (qu’est-ce qu’elle fait là, la colonne ?) et les douleurs lombaires du metteur en scène, on découvre ici le processus de création, dans un fou rire quasi permanent !
Le spectateur est pris dans le tourbillon de la création, plonge au cœur du texte et de ses méandres drolatiques. Le tout servi par une interprétation énergique qui ne se refuse aucun délire !
Interprétation
René , le metteur en scène : Thierry Tanter
Claude, le comédien :Patrick Ragot
Dominique, l’autrice : Elodie Ripaud
Mise en scène
Thierry Tanter
Affiche
Patrick Ragot
entrée 10€ (6€ étudiants et -18 ans)
réservations : www.tadamcie.fr
